Note 697: Ό δ' έτερος αύτών (βασιλεύς) Άνηροέστης εϊς τινα τόπον συμφυγών μετ' όλίγων, προσήνεγκε τάς χεϊρας αύτψ καί τοϊς άναγκαίοις. Polyb. l. II, p. 118.—. . . Τόν μέγιστον αύτών βασιλέα έαυτοϋ θερίσαι τόν τράχηλον… Diod. Sicul. l. XXV, ecl. 3.
Le consul Æmilius fit ramasser les dépouilles des Gaulois et les envoya à Rome; quant au butin que ceux-ci avaient enlevé dans l'Étrurie, il le rendit aux habitans. Il continua sa marche jusqu'au territoire boïen dont il livra une partie au pillage; après quoi il retourna à Rome. Il y fut reçu avec d'autant plus de joie que la frayeur avait été plus vive. Le sénat lui décerna le triomphe; et Concolitan, ainsi que les plus illustres captifs gaulois furent traînés devant son char, revêtus de leurs baudriers. «Pour accomplir, dit un historien, le vœu solennel qu'ils avaient fait de ne point déposer le baudrier, qu'ils ne fussent montés au Capitole[698].» Les enseignes, les colliers et les bracelets d'or conquis sur les vaincus furent suspendus par le triomphateur dans le temple de Jupiter.
Note 698: Victos Æmilius in Capitolio discinxit. Flor. l. II, c. 4.
ANNEE 224 avant J.-C.
Pour mettre à profit sa victoire, la république envoya immédiatement dans la Cispadane les deux consuls nouvellement nommés, Q. Fulvius et T. Manlius. La confédération boïenne était découragée et hors d'état de résister: les Anamans, les premiers, se soumirent, et leur exemple entraîna les Lingons et les Boïes. Ils livrèrent des otages et plusieurs de leurs villes, entre autres Mutine, Tanétum et Clastidium, qui reçurent des garnisons ennemies.
ANNEE 223 avant J.-C.
L'année 223 fut marquée avec distinction dans les annales romaines; elle vit les enseignes de la république franchir le Pô pour la première fois, et flotter sur le territoire insubrien; ce furent les consuls, L. Furius et C. Flaminius, qui effectuèrent ce passage, près de l'embouchure de l'Adda. Les Anamans, nouveaux amis de Rome, avaient ouvert le chemin et diminué les difficultés du passage[699]. Néanmoins l'impétuosité téméraire de Flaminius occasiona de grandes pertes aux légions. Au-delà du Pô, les consuls, assaillis brusquement, tandis qu'ils faisaient retrancher leur camp, éprouvèrent un nouveau revers; leurs meilleures troupes périrent ou dans ce combat, ou dans la traversée du fleuve[700]. Affaiblis et humiliés, ils furent contraints de demander la paix; et après quelques négociations, ils signèrent un traité en vertu duquel il leur fut permis de sortir sains et saufs du territoire insubrien[701].
Note 699: Polyb. l. II, p. 119.
Note 700: Λαβόντες πληγάς περί τε τήν διάβασιν καί περί τήν στρατοπεδείαν…. Idem, ibid.
Note 701: Σπεισάμενοι καθ' όμολογίαν έλυσαν έκ τών τόπων. Idem, ibid.