LÉONARD.
Alizon, suivez-la, tenez-vous auprès d'elle et ne la laissez pas descendre. Sur votre vie, Alizon, ne la laissez pas descendre. Car de l'entendre encore je deviendrais enragé et Dieu sait à quelles extrémités je me porterais sur elle et sur vous. Allez!
Alizon monte l'escalier.
SCÈNE III
LÉONARD, MAITRE ADAM, MADEMOISELLE DE LA GARANDIÈRE suivis d'un laquais portant un panier.
MAITRE ADAM.
Souffrez, monsieur le juge, que, pour attendrir votre cœur et pour émouvoir vos entrailles, je vous présente cette jeune orpheline qui, dépouillée par un tuteur avide, implore votre justice. Ses yeux parleront mieux à votre âme que ma voix. Mademoiselle de la Garandière vous apporte ses prières et ses larmes; elle y joint un jambon, deux pâtés de canard, une oie et deux barbots. Elle ose espérer en échange, une sentence favorable.
LÉONARD.
Mademoiselle, vous m'intéressez… Avez-vous quelque chose à ajouter pour la défense de votre cause?
MADEMOISELLE DE LA GARANDIÈRE.