«M. Piédagnel tient des propos inconsidérés.»
«M. Piédagnel incline à la tristesse.»
«M. Piédagnel se refuse à tout exercice physique.»
Le directeur lut et secoua la tête. Il tourna le feuillet et lut encore:
«M. Piédagnel a fait un mauvais devoir sur l'unité de la foi.»
Alors l'abbé Lantaigne éclata:
—L'unité, voilà donc ce qu'il ne concevra jamais! Et pourtant c'est l'idée dont le prêtre doit se pénétrer avant toute autre. Car je ne crains pas d'affirmer que cette idée est toute de Dieu, et pour ainsi dire sa plus forte expression sur les Hommes.
Il tourna vers l'abbé Perruque son regard creux et noir:
—Ce sujet de l'unité de la foi, monsieur Perruque, c'est ma pierre de touche pour éprouver les esprits. Les intelligences les plus simples, si elles ne manquent pas de droiture, tirent de l'idée de l'unité des conséquences logiques; et les plus habiles font sortir de ce principe une admirable philosophie. J'ai traité trois fois en chaire, monsieur Perruque, de l'unité de la foi, et la richesse de la matière me confond encore.
Il reprit sa lecture: