[96] Edmond Richer, Histoire de la Pucelle d'Orléans en 4 livres, ms., Biblioth. Nat, f. fr., 10448, fol. 1220.
[97] «La vie de sainte Catherine, vierge et martyre, est toute fabuleuse depuis le commencement jusqu'à la fin.» Valesiana, p. 48.—«M. de Launoy, docteur en théologie, avait rayé de son calendrier sainte Catherine, vierge et martyre. Il disait que sa vie était une fable, et, pour montrer qu'il n'y ajoutait aucune foi, tous les ans, au jour de la fête de cette sainte, il disait une messe de Requiem. C'est de lui-même que je tiens cette particularité.» Ibidem, p. 36.
[98] Jean Chapelain, La Pucelle ou la France délivrée, Paris, 1656, in-fo.
[99] Œuvres de messire Jacques-Bénigne Bossuet, Paris, in-4o, tome XI, 1749, feuillets chiffrés; tome XII, pp. 234 et suiv.—Cf. Ce qu'il nous dit des inspirées dans l'Instruction sur les états d'oraison, Paris, 1697, in-8o.
[100] «Cette fille nommée Jeanne d'Arq... avoit été servante dans une hôtellerie.» Loc. cit., p. 233.
[101] Il ne faut pas juger trop sévèrement les cahiers d'un précepteur; mais Bossuet, qui place la réhabilitation sous la rubrique de 1431, ne nous avertit pas qu'elle ne fut prononcée que vingt-cinq ans plus tard. Bien au contraire, il ne tient qu'à lui qu'on la croie antérieure à la délivrance de Compiègne. Voici son texte: «En exécution de cette sentence, elle fut brûlée toute vive à Rouen en 1431. Les Anglois firent courir le bruit qu'elle avoit enfin reconnu que les révélations dont elle s'étoit vantée étaient fausses. Mais le Pape, quelque temps après, nomma des commissaires. Son procès fut revu solemnellement, et sa conduite approuvée par un dernier jugement que le Pape lui-même confirma. Les Bourguignons furent contraints de lever le siège de Compiègne» (Loc. cit., p. 236).
Mézeray est plus crédule que Bossuet; il nomme «les saintes Catherine et Marguerite, qui purifioient son âme par des conversations célestes, à cause qu'elle les vénéroit d'une particulière dévotion». Comme Bossuet, en exposant le procès, il passe sous silence le vice-inquisiteur (Histoire de France, t. II, 1746, in-folio, pp. 11 et suiv.).
[102] Voltaire, éd. Beuchot, t. XXVI.—Cf. aussi: Essai sur les mœurs, chap. LXXX. «Enfin, accusée d'avoir repris une fois l'habit d'homme qu'on lui avait laissé exprès pour la tenter, ses juges... la déclarèrent hérétique relapse, et firent mourir par le feu celle qui, ayant sauvé son roi, aurait eu des autels dans les temps héroïques, où les hommes en élevaient à leurs libérateurs. Charles VII rétablit depuis sa mémoire, assez honorée par son supplice même.»
[103] L'abbé Lenglet du Fresnoy, Histoire de Jeanne d'Arc, vierge, héroïne et martyre d'État suscitée par la Providence pour rétablir la monarchie française, tirée des procès et pièces originales du temps. Paris, 1753-54, 3 vol. in-12.
[104] F. de L'Averdy, Mémorial lu au comité des manuscrits concernant la recherche à faire des minutes originales des différentes affaires qui ont eu lieu par rapport à Jeanne d'Arc, appelée communément la Pucelle d'Orléans. Paris, Imprimerie Royale, 1787, in-4o.—Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque du roi, lus au comité établi par sa Majesté dans l'Académie royale des Inscriptions et Belles Lettres. Paris, Imp. Royale, 1790, t. III.