Ainsi débutait une complainte levée à la Charlézenn par un clerc du pays de Saint-Michel-en-Grève, depuis qu'elle était devenue la «petite sœur» des Rannou. Dans les autres couplets on énumérait ses crimes. Elle y était représentée comme une fille sans vergogne, comme une création de Satan.
Fille qui siffle et la vipère
Ont toutes deux Satan pour père.
C'est de quoi témoignait sa beauté même, la transparence de ses yeux si clairs, la grâce de tout son corps, mais plus que tout le reste la couleur étrange de ses cheveux.
Gaïdik Charlès a l'œil pur,
Couleur d'avril, couleur d'azur;
Gaïdik Charlès est souple et belle
Comme une sainte de chapelle.
On la croirait fille de Dieu,
N'était son poil couleur de feu…