—Laquelle?
—C'est que vous me permettrez de prendre femme.
—As-tu fait ton choix?
—J'ai choisi la Charlézenn.
—Une va nu-pieds! Jamais!
—Si vous ne l'acceptez pour bru, j'en mourrai.
—J'aime mieux ta mort que le déshonneur de tous les nôtres.
—C'est bien!
Le lendemain, un des domestiques de la ferme avait trouvé Cloarec Rozmar pendu à la branche d'un pommier, dans l'enclos.
Cette tragique aventure avait provoqué, dans toute la région, une explosion de haine aveugle contre la Charlézenn. Notez que pas une fois Cloarec Rozmar ne lui avait adressé la parole. Cette grande fille farouche était ignorante de sa beauté comme de toutes choses. De l'espèce de fascination qu'elle exerçait, elle ne se rendait pas compte.