Sur l'immobile arène il l'admire couler,

Se courbe, et, s'appuyant à la rive penchante,

Dans le cristal sonnant plonge l'urne pesante.

De leurs roseaux touffus les trois nymphes soudain

Volent, fendent leurs eaux, l'entraînent par la main

En un lit de joncs frais et de mousses nouvelles.

Sur leur sein, dans leurs bras, assis au milieu d'elles,

Leur bouche, en mots mielleux où l'amour est vanté,

Le rassure et le loue et flatte sa beauté.

Leurs mains vont caressant sur sa joue enfantine