L'amour n'ose troubler la paix de ce rivage.

Leurs modestes regards ont, loin de leur bocage,

Fait fuir ce dieu cruel, leur légitime effroi,

Chastes muses, veillez, veillez toujours sur moi.'

—'Non, non, le dieu d'amour n'est point l'effroi des muses.

Elles cherchent ses pas, elles aiment ses ruses.

Le coeur qui n'aime rien a beau les implorer,

Leur troupe qui s'enfuit ne veut pas l'inspirer.

Qu'un amant les invoque, et sa voix les attire.

C'est ainsi que toujours elles montent ma lyre.