II

Ah! je les reconnais, et mon coeur se réveille.

O sons! ô douces voix chères à mon oreille!

O mes Muses, c'est vous; vous mon premier amour,

Vous qui m'avez aimé dès que j'ai vu le jour!

Leurs bras, à mon berceau dérobant mon enfance,

Me portaient sous la grotte où Virgile eut naissance,

Où j'entendais le bois murmurer et frémir,

Où leurs yeux dans les fleurs me regardaient dormir.