Raconte en ce tombeau quel malheureux habite;

Quels maux ont abrégé ses rapides instants;

Qu'il fut bon, qu'il aima, qu'il dut vivre longtemps.

Ah! le meurtre jamais n'a souillé mon courage.

Ma bouche du mensonge ignora le langage,

Et jamais, prodiguant un serment faux et vain,

Ne trahit le secret recélé dans mon sein.

Nul forfait odieux, nul remords implacable

Ne déchire mon âme inquiète et coupable.

Vos regrets la verront pure et digne de pleurs,