Ah! je l'aimais alors! Je l'aimerais encore,

Si de tout conquérir la soif qui la dévore

Eût flatté mon orgueil au lieu de l'outrager,

Si mon amour n'avait qu'un outrage à venger,

Si vingt crimes nouveaux n'avaient trop su l'éteindre,

Si je ne l'abhorrais! Ah! qu'un coeur est à plaindre

De s'être à son amour longtemps accoutumé,

Quand il faut n'aimer plus ce qu'on a tant aimé!

Pourquoi, grands dieux! pourquoi la fîtes-vous si belle?

Mais ne me parlez plus, amis, de l'infidèle: