A nos cheveux blanchis refusera des fleurs,

Et le printemps pour nous n'aura plus de couleurs.

Qu'un sein voluptueux, des lèvres demi-closes

Respirent près de nous leur haleine de roses;

Que Phryné sans réserve abandonne à nos yeux

De ses charmes secrets les contours gracieux.

Quand l'âge aura sur nous mis sa main flétrissante,

Que pourra la beauté, quoique toute-puissante?

Vainement exposée à nos regards confus,

Nos coeurs en la voyant ne palpiteront plus.