Qui sais de ton palais, d'esclaves abondant,
De diamants, d'azur, d'émeraudes ardent,
Aux gouffres du Potose, aux antres de Golconde,
Tenir les rênes d'or qui gouvernent le monde,
Brillante déité! tes riches favoris
Te fatiguent sans cesse et de voeux et de cris:
Peu satisfait le pauvre. O belle souveraine!
Peu; seulement assez pour que, libre de chaîne,
Sur les bords où, malgré ses rides, ses revers,
Belle encor l'Italie attire l'univers,