Je souris à la mort volontaire et prochaine;
Je me prie, en pleurant, d'oser rompre ma chaîne;
Déjà le doux poignard qui percerait mon sein
Se présente à mes yeux et frémit sous ma main;
Et puis mon coeur s'écoute et s'ouvre à la faiblesse:
Mes parents, mes amis, l'avenir, ma jeunesse,
Mes écrits imparfaits; car, à ses propres yeux,
L'homme sait se cacher d'un voile spécieux.
A quelque noir destin qu'elle soit asservie,
D'une étreinte invincible il embrasse la vie,