O langue des Français! est-il vrai que ton sort

Est de ramper toujours, et que toi seule as tort?

Ou si d'un faible esprit l'indolente paresse

Veut rejeter sur toi sa honte et sa faiblesse?

Il n'est sot traducteur, de sa richesse enflé,

Sot auteur d'un poème ou d'un discours sifflé,

Ou d'un recueil ambré de chansons à la glace,

Qui ne vous avertisse, en sa fière préface,

Que, si son style épais vous fatigue d'abord,

Si sa prose vous pèse et bientôt vous endort,