Sous l'insecte vengeur envoyé par Junon,

Telle Io tourmentée, en l'ardente saison,

Traverse en vain les bois et la longue campagne,

Et le fleuve bruyant qui presse la montagne;

Tel le bouillant poète, en ses transports brûlants,

Le front échevelé, les yeux étincelants,

S'agite, se débat, cherche en d'épais bocages

S'il pourra de sa tête apaiser les orages

Et secouer le dieu qui fatigue son sein.

De sa bouche à grands flots ce dieu dont il est plein