On vit de ce mélange étranger et sauvage

Naître des langues soeurs, que le temps et l'usage,

Par des sentiers divers guidant diversement,

D'une lime insensible ont poli lentement,

Sans pouvoir en entier, malgré tous leurs prodiges,

De la rouille barbare effacer les vestiges.

De là du Castillan la pompe et la fierté,

Teint encor des couleurs du langage indompté

Qu'au Tage transplantaient les fureurs musulmanes.

La grâce et la douceur sur les lèvres toscanes