FRAGMENT II

Le poète Alonzo d'Ercilla, à la fin d'un repas nocturne en plein air, prié de chanter, chantera un morceau, astronomique.

'Salut, ô belle nuit, étincelante et sombre,

Consacrée au repos. O silence de l'ombre,

Qui n'entends que la voix de mes vers, et les cris

De la rive aréneuse où se brise Téthys.

Muse, muse nocturne, apporte-moi ma lyre.

Lance-toi dans l'espace; et, pour franchir les airs,

Prends les ailes des vents, les ailes des éclairs,

Les bonds de la comète aux longs cheveux de flamme.