Respire sur les mers une haleine embaumée,

Au bord des flots couvrant, délicieux trésor,

L'orange et le citron de leur tunique d'or,

Et plus loin, au penchant des collines pierreuses,

Forme la grasse olive aux liqueurs savoureuses,

Et ces réseaux légers, diaphanes habits,

Où la fraîche grenade enferme ses rubis.

Sur tes rochers touffus la chèvre se hérisse,

Tes prés enflent de lait la féconde génisse,

Et tu vois tes brebis, sur le jeune gazon,