C'est le dieu de ces eaux qui t'a donné naissance,

Nymphe, souvent les voeux des malheureux humains

Ouvrent des immortels les bienfaisantes mains,

Ou si c'est quelque front porteur d'une couronne25

Qui te nomme sa fille et te destine au trône,

Souviens-toi, jeune enfant, que le ciel quelquefois

Venge les opprimés sur la tête des rois.

Belle vierge, sans doute enfant d'une déesse,

Crains de laisser périr l'étranger en détresse:

L'étranger qui supplie est envoyé des dieux.'