Pauvre et semblable à moi, languissant et débile,

Sans appui qu'un bâton, sans foyer, sans asile,

Revêtu de ramée ou de quelques lambeaux,

Et sans que nul mortel attendri sur ses maux

D'un souhait de bonheur le flatte et l'encourage;

Les torrents et la mer, l'aquilon et l'orage,

Les corbeaux, et des loups les tristes hurlements

Répondant seuls la nuit à ses gémissements;

N'ayant d'autres amis que les bois solitaires,

D'autres consolateurs que ses larmes amères,