Ne peut-elle, du moins, égayer ta tristesse?

Vois combien elle est belle! et vois l'été vermeil,

Prodigue de trésors, brillants fils du soleil,

Qui vient, fertile amant d'une heureuse culture,

Varier du printemps l'uniforme verdure;

Vois l'abricot naissant, sous les yeux d'un beau ciel,

Arrondir son fruit doux et blond comme le miel;

Vois la pourpre des fleurs dont le pêcher se pare

Nous annoncer l'éclat des fruits qu'il nous prépare.

Au bord de ces prés verts regarde ces guérets,