Je n'y vois qu'un sol dur, laborieux, servile,

Que j'ai, non pas pour moi, contraint d'être fertile;

Où, sous un ciel brûlant, je moissonne le grain

Qui va nourrir un autre, et me laisse ma faim.

Voilà quelle est la terre. Elle n'est point ma mère,

Elle est pour moi marâtre; et la nature entière

Est plus nue à mes yeux, plus horrible à mon coeur

Que ce vallon de mort qui te fait tant d'horreur.

LE CHEVRIER

Le soin de tes brebis, leur voix douce et paisible,