ou encore:

«On acquiert rarement les qualités dont on peut se passer.»

Laclos (Les liaisons dangereuses).

[3] Ici une note de M. Charles Maurras:

«M. Doumic, dans la Revue des Deux-Mondes, admet la thèse des Déracinés, mais sous la réserve suivante: Le propre de l'éducation est d'arracher l'homme à son milieu formateur. Il faut qu'elle le déracine. C'est le sens étymologique du mot «élever»... En quoi ce professeur se moque de nous. M. Barrès n'aurait qu'à lui demander à quel moment un peuplier, si haut qu'il s'élève, peut être contraint au déracinement...»

—Non, M. Maurras; j'en suis bien désolé, mais celui qui se moque de nous ici, ce n'est pas M. Doumic, c'est vous; et pour peu que M. Doumic ne soit pas aussi ignorant en arboriculture que vous paraissez l'être, il vous aura répondu, je suppose, que le peuplier dont vous parlez, pour être beau et bien fait, n'était sans doute pas né sur le sol qu'il ombrageait à présent, mais venait tout vraisemblablement d'une pépinière,—comme celle sur le catalogue de laquelle je copie pour votre édification cette phrase:

Nos arbres ont été transplantés (le mot est en gros caractères dans le texte) 2, 3, 4 fois et plus, suivant leur force (ce qui veut dire ici: suivant leur âge), opération qui favorise la reprise; ils sont distancés convenablement, afin d'obtenir des têtes bien faites (ici c'est moi qui souligne, car voici un des côtés de la question dont vous ne parlez pas, et qui importe).

Catalogue des pépinières Croux (63e année, p. 72).

Ignorez-vous aussi l'opération qu'en culture on appelle repiquage? Permettez que pour vous, je copie encore ces quelques phrases instructives:

Dès que les plants ont quelques feuilles, on doit, selon les espèces et les soins particuliers qu'elles exigent, ou les éclaircir ou les repiquer.