[113] Journal de Collé, I, p. 57.—Tel était aussi le jugement de d’Argenson. «Je crains, disait-il, que l’ensemble ne manque et qu’il n’y ait plus de chapitres agréables à lire, plus d’idées ingénieuses et séduisantes que de véritables et utiles instructions sur la façon de rédiger et d’entendre les lois.» (Loisirs d’un ministre, Liège, 1787.)

[114] «Le genre humain avoit perdu ses titres: Montesquieu les a trouvés et les lui a rendus.»

[115] En moins de deux ans, il y en eut vingt-deux.—Montesquieu ne se faisait pas d’illusions sur les sentiments de Voltaire à son égard. «Quant à Voltaire, écrivait-il, il a trop d’esprit pour m’entendre. Tous les livres qu’il lit, il les fait; après quoi il approuve ou critique ce qu’il a fait.» (Lettre à Guasco, du 8 août 1752.)

[116] La condamnation fut prononcée le 3 mars 1752.

[117] Mme de Tencin fit réimprimer secrètement l’Esprit des lois, forçant chacun de ses amis à verser entre ses mains une somme de vingt-quatre livres, montant de la souscription. Elle prit elle-même de nombreux exemplaires qu’elle distribua généreusement.

[118] Il mourut à Paris le 15 août 1738.

[119] Au moment où il dictait ses dispositions dernières, M. de Marcellus entendit un jeune mendiant qui demandait l’aumône: il lui fit un legs de cent pistoles. (Notes de Laboubée.)

[120] Venuti n’oublia pas la France qui l’avait si bien reçu. Il acquitta sa dette par la publication d’un poème: Il trionfo litterario della Francia, où il exalte nos écrivains. Quant à Guasco, il donnait, en 1767, la première édition des Lettres familières de Montesquieu.

[121] M. de Foullé procédait au recouvrement des tailles avec le concours de gens de guerre auxquels il attribuait licence de raser, démolir, brûler partout où ils rencontreraient du mauvais vouloir, et de prescrire, contre les paroisses récalcitrantes, les rigueurs ci-après: descente des cloches, bannissement des curés, interdiction de cultiver les terres, condamnation à mort de dix notables, «sans les nommer dans l’instance ou la dispositive.» (Bibliothèque municipale: 8921, no 45.)—Voir aussi l’Histoire de France de Dupleix, édition de 1644, VI, p. 205.

[122] Papiers de M. de Lamontaigne.—Ces sentiments étaient ceux de Mme Duplessy: «Les intérêts de MM. les intendants vous seraient-ils chers? demande-t-elle... J’ai peine à le croire.»