[447] Un contemporain annonce son décès dans les termes suivants: «Le pauvre président Barbot n’est plus. Il mourut vendredi, il fut enterré hier, l’Académie fit les honneurs de ses funérailles. Vous imaginerez sans peine combien il est généralement regretté, parce que vous savez combien il méritoit de l’être...» (Table historique de l’Académie, p. 345.)
[448] M. de Lalanne mourut le 14 juillet 1774. «C’est, dit Mme Duplessy, d’un coup de sang qui lui ôta la parole au premier moment, et il ne l’a point recouvrée; je le regrette beaucoup. Il avoit bien du mérite, comme vous savez, et de l’amitié pour moi.»
[449] Correspondance de Mme du Deffant, édition de Lescure, II, p. 266.
[450] Correspondance de Mme Duplessy.
[451] Conseiller-clerc au Parlement de Paris.
[452] Il était vénérable de la loge la Candeur.—On profita de son passage pour lui faire poser la première pierre de la loge l’Amitié. (Annales de Bernadau, p. 229.)
[453] La fête offerte par les francs-maçons au duc de Chartres coûta 14,630 livres. Le banquet fut compris, dans la dépense, pour une somme de 4,656 livres. (Victor Louis, par Charles Marionneau, p. 279.)
[454] Ainsi que nous l’avons fait connaître, les propriétaires-terriens sur lesquels, en définitive, rejaillissait la majeure partie des taxes, étaient depuis longtemps fort éprouvés. L’exil avait été aussi une cause de dépenses, beaucoup de familles ayant conservé leur personnel de ville pendant qu’elles résidaient hors de Bordeaux. Les habitudes de luxe introduites par Richelieu ne devaient pas non plus être étrangères à cet état de choses. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’on voit, à la fin du règne de Louis XV, décliner, dans des proportions considérables, les fortunes des parlementaires.
[455] C’est Richelieu qui, le premier, appela les femmes du négoce à figurer auprès des femmes de la noblesse et de la robe.
[456] Pour le passage du duc de Chartres, M. de Clugny donna une fête qui lui coûta cinquante mille livres: une douzaine de poires y figurèrent pour cinquante écus. On installa dans le jardin de l’Intendance un édifice en bois dans lequel on joua pendant deux jours. Quelques Chartronnais avaient, dans ce but, constitué une bourse de trois cent mille livres pour se mesurer «décemment» avec Son Altesse Sérénissime. Ce sont les suites de cette partie, où furent risquées des sommes folles, qui donnèrent lieu à l’incident auquel nous venons de faire allusion. Mme Duplessy en rend compte dans les termes suivants: «L’intendant, dont la fête a été, de l’aveu de tout le monde, la plus belle et la mieux ordonnée, avoit résolu de laisser subsister ses décorations jusqu’à dimanche pour satisfaire la curiosité du public; mais voyant qu’il ne pouvoit pas faire cesser le jeu, dont les acteurs augmentoient même à chaque instant, lundi il les fit prier fort honnêtement de se retirer au moins à six heures—ce dont ils ne tinrent compte. Et comme il vit que les pelotons de joueurs se multiplioient sans cesse, il prit le parti, après six heures, de faire mettre par M. Louis, architecte, les ouvriers nécessaires pour tout abattre; ce qui força les joueurs et joueuses d’abandonner la partie, peut-être en jurant contre un homme que leur indiscrétion forçoit à détruire sa maison pour les en chasser.»