Cette séance fut couronnée d'une manière vraiment digne de l'Empereur. L'Empereur me dit: «Écoutez, la population riaise est infiniment supérieure à la population capoliveraise; car les Riais aiment autant à travailler que les Capoliverais aiment à ne rien faire. Si la population ouvrière de Rio montre de la bonne intention pour le payement des contributions, prêtez-lui en anticipation sur le prix de son travail, et ensuite, quant au remboursement, arrivera que pourra. L'essentiel est de ne pas les habituer à se croire dispensés de venir au secours de l'État.» La population riaise paya ses impositions; il n'y eut pas plus d'une vingtaine de travailleurs imposés qui eurent besoin de mon secours.
CHAPITRE II:
LA FAMILLE, L'ENTOURAGE ET LES VISITEURS DE NAPOLÉON.
I.--Madame Mère.--Les Corses.--Arrivée de la mère de l'Empereur.--Son installation.--Le jeu de l'Empereur.--Ambition des Corses.--Favoritisme de Madame.--Monopole demandé pour les Corses.
II.--Marciana.--Mme Walewska.
III.--Mme Bertrand: sa vie retirée.--Séjour à l'Elbe du frère du général Bertrand, son voyage à Rome.--Portrait de Marie-Louise et du roi de Rome apportés à Napoléon.
IV.--Les dames: La comtesse de Rohan-Mignac.--Mme Dargy.--Mme Giroux.--Mme Filippi.--M. Guizot.