Le Diable au corps, etc., Cazonné (Andrea de Nerciat), Membre, etc., Genève 1786.—(1873, contrefaçon allemande ou hollandaise de l'éd. précédente) 4 vol. avec 36 mauvaises planches souvent coloriées donnaient des indications erronées relativement à leur placement, 32 fig. dont les contrefaçons lithographiées des figures de l'édition précédente et 4 qui servent de frontispice sont de mauvaises diableries exécutées à la détrempe et qui ont déjà servi dans des albums de charges obscènes.
Le Diable au corps, etc., Mézières chez Frémont imprimeur-libraire 1813-1876. (Bruxelles, Vital-Puissant). 4 vol. plus 1 vol. contenant la bibliographie des ouvrages de Nerciat (c'est la Bibliographie anecdotique et raisonnée qui a été décrite plus haut, en note). En tout 5 vol. petit in-8o contenant 34 grav. sur chine, fac-simile des 20 gravures de l'édition originale, 12 gravures d'après les dessins de Monnet et double épreuve (1 rouge, 1 noire) du portrait de Nerciat (c'est celui qui est en tête des contes nouveaux, éd. Poulet-Malassis et que Vital-Puissant avait reproduit en tête de la Bibliographie anecdotique et raisonnée. Voir les articles concernant ces deux ouvrages.)
Le Diable au corps, etc., Cazonné (Andrea de Nerciat), membre, etc., orné de gravures, Genève 1786.—(Bruxelles, 1890). Le titre est imprimé en rouge et noir. 4 tomes in-8o en 4 vol. indiqués tome premier, etc., VIII, 152, 148, 177 et 248 pp. orné de 36 fig. plus 4 frontispices lithographiés.
Le Doctorat impromptu, 1788.—In-32, 120 pages avec 2 jolies gravures libres. Livre rare. Lemonnyer dit que c'est «un Cazin du meilleur temps».
Le Doctorat impromptu, Londres 1788-1866.—(Bruxelles, Poulet-Malassis) in-12 IV, 98 pages avec 2 gravures d'après celles de l'édition originale. Papier vergé.
Le Doctorat impromptu…—(Vers 1870) avec les deux gravures. Papier vélin.
Le Doctorat impromptu…—(Bruxelles, Kistemaeckers, 1880), in-16, 2 fig. libres grav. sur acier, texte encadré, tiré à 64 exemplaires.
Contes saugrenus, Bassora [Il y en aurait deux éditions] 1787 [et] 1789.—Lemonnyer doit les confondre ou peut-être en a-t-il vu une, in-8o de 176 pages avec une fig. libre. L'édition dont il parle ne doit pas contenir des contes de Nerciat, mais a sans doute paru sous le même titre que l'ouvrage du chevalier. Peut-être ce recueil est-il de Sylvain Maréchal à qui on l'a attribué. D'après Lemonnyer, il contient «neuf contes en prose, assez spirituels, indévots et licencieux», que Viollet-Leduc trouvait peu piquants: Voici le titre de ces contes: L'araignée, ou la boîte en diamant.—Le Déluge ou le niveau Nisach.—Rhodope.—Le mouvement perpétuel.—Druyda, ou la Vertu des femmes.—La Résurrection.—Lison et Annette.—La Pyramide, conte égyptien.—Rocoschen et Loulou. Le nombre de ces contes et leurs titres ne répondent en rien à ceux d'une réimpression qui contient bien des contes de Nerciat destinés à animer et expliquer les gravures libres qu'ils accompagnaient. Sans doute Lemonnyer qui dit que «l'attribution de ces contes à Nerciat est de pure fantaisie» a-t-il eu entre les mains l'édition de 1787. Ouvrages rares, surtout celui qui contient les contes de Nerciat.
Contes polissons (contes saugrenus) par Andrea de Nerciat. Ouvrage orné de 6 jolies illustrations. Paris 1890.—Grand in-8o carré, 88 pages, couverture imprimée. Réimpression conforme comme texte et gravures à l'édition originale de 1789 (Voir l'article précédent). Ces contes paraissent bien être de Nerciat, ils ont été écrits d'après les figures qu'ils accompagnent et ces figures sont fines. On reconnaît l'auteur de Félicia à de certaines grâces de style qui lui sont particulières et à d'heureux néologismes. Voici les titres de ces contes: Le mouvement de curiosité.—Le témoin ridicule.—La petite académicienne.—Les amours modernes.—Les Violateurs.—Les folies amoureuses. Cette édition aurait été tirée à 300 exemplaires. Elle a été imprimée à Paris, rue de Seine, pour le compte d'un libraire, nommé Dur…e. Elle est bien exécutée. Elle a été publiée, je crois, à 25 francs, mais comme elle ne se vendait pas facilement, ce prix fut porté dans le catalogue publié par l'éditeur en 1900 à 9 francs. Il ajoute que «cet ouvrage presqu'inconnu des amateurs, donne une idée bien exacte des débordements de la haute société du siècle dernier». Ce livre doit maintenant être devenu rare, cependant les exemplaires sans les gravures ne se payent pas plus de 6 francs. Les exemplaires avec les gravures ne se rencontrent pas souvent: 25 francs dans le catalogue Lemallier (avril 1904) qui indique: «La 1re édition de cet ouvrage est introuvable et même inconnue des bibliographes».
Contes nouveaux [avec l'épigraphe].