Montoni reçut cette excuse.
—Je vous expliquerai bientôt cela, dit Montoni. Il faut d'abord que je vous rapporte un fait étrange. Cette conversation ne doit pas nous passer, signors. Ecoutez ce que je vais vous dire.
—Ecoutez, dit une voix.
Ils étaient tous dans le silence, et Montoni changea de couleur.—Ceci n'est point une illusion, dit enfin Cavigni.—Non, dit Bertolini; je viens de l'entendre moi-même.
—Ceci devient très-extraordinaire, dit Montoni, qui se leva tout à coup.
Tous les convives se levèrent en désordre.
On appela les domestiques, on fit d'exactes recherches, et l'on ne trouva personne. La surprise, la consternation augmentèrent. Montoni fut déconcerté.—Quittons cette salle, dit-il, et le sujet de notre entretien; il est trop sérieux. Les hôtes étaient tous disposés à sortir de l'appartement; mais ils prièrent Montoni de passer dans une autre chambre, et de le finir. Rien ne put l'y déterminer; et malgré tous ses efforts pour paraître tranquille, il était visiblement très-agité.
—Comment, signor, dit Verezzi, seriez-vous superstitieux, vous qui riez si souvent de la crédulité des autres?
—Je ne suis pas superstitieux, répliqua Montoni; mais il faut connaître ce que cela veut dire. Il sortit à ces mots, et tout le monde se retira.