Que signifient ces cieux sensuels des soirs tendres?
Ces jardins exhalant des parfums sanglotants?
Ces lacets que les cris des oiseaux semblent tendre
Dans l’espace intrigué, qui se tait, qui attend?
A ces heures du soir où les mondes se plaignent,
O mortels, quel amour pourrait vous rassurer?
C’est pour mieux sangloter que les êtres s’étreignent;
Les baisers sont des pleurs, mais plus désespérés.
La race des vivants, qui ne veut pas finir,
Vous a transmis un cœur que l’espace tourmente,
Vous poursuivez en vain l’incessant avenir...
C’est pourquoi, ô forçats d’une éternelle attente,
Jamais la volupté n’achève le désir!
DANS L’AZUR ANTIQUE
Espérances des humains, légères déesses...
DIOTIME D’ATHÈNES.