|
I Le marquis de Grenouillère, Partant pour servir le roi, Par malheur mourut en guerre Au combat de Fontenoy; Et sa veuve inconsolable, Pour son éternel repos, Sous le toit du misérable Répandait l'aumône à flots. III Alors sa noble maîtresse Sagement prit le parti De consoler sa détresse Par l'achat d'un ouistiti. Hélas! l'animal en cage S'ennuyant, dans le jardin, Sortit par un jour d'orage; Mais il avait, le gredin, Oublié son parapluie. Il prit une pleurésie. |
II Cependant de son veuvage Le silence lui fit peur; D'un perroquet le ramage Vint soulager sa douleur. Il mangeait de la verdure, Quand du persil s'y trouva, Et, lamentable aventure! Sur-le-champ l'oiseau creva. |
IV
| La dame longtemps pleura, Puis sur sa tombe jura De n'aimer plus rien sur terre; Vainement pour lui complaire Sa parenté lui portait | Écureuils, serins, levrettes, En un mot toutes les bêtes Que l'amitié découvrait; Rien désormais n'agréait. |
V
| Mais un jour, après l'office, En sortant de Saint-Germain, Par hasard sur son chemin Elle devint protectrice D'un malheureux chat, captif | Au milieu d'un groupe oisif, Qui, plein d'une gaîté folle, Se riait de l'animal Traînant une casserole Pour appendice final. |
VI
| Tout autour la troupe danse | Et force cailloux lui lance. |