Notre oeuvre est imparfaite, nous le savons mieux que quiconque. Mais ce qui, outre son utilité, contribue à en relever sa valeur, c'est son caractère de solidarité. Les modes de distribution, que nous imposons par nos statuts, ne favorisent-ils pas ceux qui ont le moins de ressources? Tous les produits de première nécessité, répartis par le Comité, sont cédés à un prix modique, qui les met à la portée des bourses les moins garnies. Et nous avons la ferme conviction que, sans l'aide du Comité Américain, la grande majorité de nos concitoyens auraient bien du mal à assurer leur subsistance.
Nous avons essayé de faire quelques pas de plus dans la voie de l'assistance à accorder aux plus nécessiteux. Sans doute, nos ressources sont faibles, car nous vendons les denrées à un prix aussi rapproché que possible du prix de revient. Nous n'avons donc pas la faculté de consacrer de grosses sommes à des oeuvres de secours, et nous n'avons pas la prétention de nous substituer, ni aux sociétés charitables privées, ni à l'organisation officielle de l'assistance. Nous avons, en tout cas, fait nos efforts pour soulager des misères ou atténuer des besoins urgents.
Qu'on nous permette seulement pour aujourd'hui d'expliquer en quelques mots, notre Oeuvre du Vêtement à Lille. En assistant aux consultations et à la distribution du lait dans nos locaux, quelques personnes ont été émues de voir les enfants si mal et si insuffisamment vêtus, et de constater souvent, chez les mères, le même dénûment. Elles ont demandé au Comité Américain, s'il ne pourrait pas utiliser son autorité morale pour obtenir gracieusement des dons des maisons de commerce des différentes branches de l'habillement. Nous avons immédiatement accrédité un négociant connu sur la place de Lille, qui, en notre nom, a sollicité les directeurs de toutes ces maisons de nous gratifier des pièces et des coupons, dont ils pourraient disposer, en tissus de toutes sortes, ainsi que d'objets de lingerie, de bonneterie, de chaussures, etc. L'activité déployée par notre représentant a été récompensée par le bon accueil et la générosité de la quasi unanimité des commerçants, à qui il a rendu visite. Nous avons pu centraliser ainsi plusieurs milliers de pièces de toutes sortes. Que les nombreux donateurs reçoivent publiquement l'expression de notre gratitude, autant pour le bien qu'ils nous ont permis de faire, que pour le chaleureux empressement avec lequel ils ont répondu à notre appel.
Voici le résultat de cette collecte. Nous avons fait procéder à des enquêtes sommaires, pour pouvoir proportionner les dons aux besoins. Le 19 février, nous avions réparti 6.255 objets d'habillement entre 1.108 familles d'enfants fréquentant les consultations de nourrissons. C'était notre but essentiel. Nous n'avons pourtant pas voulu négliger complètement les autres cas intéressants parvenus à notre connaissance: parmi les ménagères fréquentant nos cours de cuisine, parmi les évacués ou les sinistrés, que de situations lamentables! Des enquêtes discrètes nous ont donné la possibilité d'apporter un rayon de joie à des pauvres honteux, dont beaucoup connaissaient l'aisance avant la guerre, et qui étaient menacés de ne plus se montrer qu'en haillons. 238 de ces familles ont reçu 1135 pièces, dont certaines de valeur marchande élevée. Ainsi, en quelques semaines, nous avons réuni et distribué 7.390 objets de vêtement entre 1.346 familles, et cela, grâce au bon coeur des commerçants lillois de l'habillement.
Le Comité Américain les en remercie bien cordialement, ainsi que son démarcheur, si actif et si avisé, qui a réussi à amonceler une telle collecte. Il adresse, en même temps, l'expression émue de sa reconnaissance, aux dames qui ont consacré tous leurs loisirs à la répartition si judicieuse qu'elles ont menée à bien, avec tant d'assiduité et de dévouement. LE COMITÉ.
--Probité. Mesdames Dérache, couturières, et Lelong, mécaniciennes, domiciliées rue des Bouchers, Lille, ont trouvé dans des vêtements, à elles confiés pour réfections, une somme de 3200 fr., qu'elles se sont empressées de restituer au propriétaire.
COUPONS SANS FRAIS
ACHATS ET VENTES DE TITRES
La Banque du Nord et des Flandres, à Lille, 108, rue Nationale, Roubaix et Tourcoing, paie à présentation, sans commission, un grand nombre de Coupons, même à plusieurs mois de date (conditions très spéciales pour coupons Etrangers, notamment Belges, Argentins, Scandinaves, Suisses, Japonais, Espagnols). Acheteurs et vendeurs ont le plus grand intérêt à s'adresser à la Banque pour leurs négociations de Titres, son organisation spéciale leur donnant toutes garanties que leurs intérêts ne seront pas lésés; la Banque achète et vend couramment aux meilleurs cours: obl. Paris, Bruxelles, Anvers, etc., Rentes Belges, Hollandaises, Suisses, etc., Charbonnages Français et Belges, Chemins de fer, etc.