Hannetonnage
L'époque des hannetons approche et il importe, comme chaque année, de leur faire la chasse, car ils sont fort nuisibles aux arbres et aux arbustes. Le meilleur moyen de les combattre consiste à secouer fortement les arbres et à recueillir soigneusement tous les insectes qui en tombent. On les étouffe ensuite, en les plongeant dans l'eau bouillante. Ainsi traités, ils constituent pour les poules une excellente nourriture. On peut aussi préparer avec eux un aliment de conserve. Pour cela, on les fera sécher et on les conservera, en sacs, dans des endroits bien secs. Les poules acceptent toujours volontiers ce complément de nourriture, qui exerce une action favorable sur la production des oeufs.
Doit-on boire en mangeant?
Ce qu'on boit, en mangeant, a-t-il quelque influence, bonne ou mauvaise, sur la digestion des aliments? De façon générale, dit M. Henry de Varigny, l'influence est tenue pour mauvaise: le conseil de la Faculté est de boire peu. Même de ne pas boire du tout aux repas, l'absorption du liquide se faisant seulement à certains moments, en dehors des repas.
L'adjonction des liquides aux aliments solides serait nuisible de façons diverses: il y aurait humectation artificielle des aliments solides, ce qui empêcherait le flux normal de salive; et la dilution des sucs digestifs en diminuerait la puissance, naturellement. On ajoute que, comme l'eau passe assez vite à travers l'estomac et l'intestin, elle risque d'entraîner les aliments avec elle, avant digestion suffisante.
Ce sont là des arguments de valeur. Mais ce ne sont que des arguments d'ordre verbal. On ne démontre pas l'exactitude des raisons énoncées de prohiber ou restreindre l'usage des boissons, lors des repas.
Deux Américains, MM. Mattill et Hawk, ont donc voulu étudier le problème expérimentalement, et ils ont eu parfaitement raison.
La question qu'ils se sont posée est celle-ci: Quand on boit en mangeant, absorbe-t-on et utilise-t-on davantage ou moins de matières alimentaires, azotées, sucrées, ou graisseuses? C'est bien là ce qu'il s'agit de savoir: le retentissement des liquides sur la nutrition.
L'expérience a été conduite en commençant par déterminer le taux d'utilisation des divers aliments au régime sec. Le sujet absorbe une certaine ration, sans boire: on voit ce qu'il en retient. Puis on lui donne la même ration, avec boisson, et on fait de même, et on compare les résultats fournis par l'analyse chimique des ingesta et des excreta, autrement dit, des entrées et des sorties.