Des classes de vacances auront lieu au lycée Faidherbe du 16 août au 15 septembre. S'adresser, pour tous renseignements à ce sujet, à la Faculté des Lettres, 9, rue Angellier. Le Recteur, G. LYON.


Petite correspondance

LA QUESTION DES ALLOCATIONS MILITAIRES

Un Lillois curieux. La matière des allocations militaires est régie par les lois des 21 mars 1905, art. 22 et 7 août 1913, art. 12 et le décret du 2 août 1914.

Une circulaire du 4 août 1914, du Ministre de l'Intérieur en a exposé ainsi les conditions d'application:

«Il est juste et nécessaire que la nation assure l'existence des familles de ceux qui risquent leur vie pour la défendre: il vient d'être décidé, par un décret du 2 août 1914, que toute famille dont le soutien était sous les drapeaux, lors de la mobilisation ou y a été rappelé par celle-ci, aura droit pendant toute la durée de la guerre à une allocation journalière de 1 fr. 25 plus une majoration de 0 fr. 50 par enfant à sa charge âgé de moins de 16 ans.»

Les lois de 1905 et 1913 précisent que, seules peuvent prétendre à l'allocation journalière, les familles des jeunes gens, qui remplissaient effectivement, avant leur départ pour le service, les devoirs de soutiens indispensables de famille et à celles des militaires qui pendant leur présence sous les drapeaux justifieront de leur qualité de soutien indispensable de famille.

D'après l'art. 3 du décret du 2 août 1914, dont le fonctionnement a été précisé par la circulaire précitée, il faut, pour obtenir l'allocation journalière, adresser une demande écrite au maire de sa résidence, qui la transmet avec son avis motivé, au Président de la Commission cantonale.

Dans chaque canton, le Préfet constitue une ou plusieurs commissions (suivant les besoins): chaque Commission est composée de 3 membres (dont le président) désignés par le Préfet.