¶La mort.

Pour vous monstrer vostre folie:
Et quon doit sur la mort veiller
Sa la main espousee iolie
Allons nous en deshabiller
Pour vous ne fault plus traueiller
Car vous viendres coucher ailleurs
On ne se doit trop resueiller
Les fais de dieu sont merueilleux

¶Lespousee.

En la iournee quauoye desir
Dauoir quelque ioye en ma vie
Ie nay que dueil et desplaisir
Et si fault que tantost deuie
He mort: pourquoy as tu enuie
De moy: qui me prens si acoup
Si grant faulte nay desseruie
Mais il fault louer dieu de tout

¶La mort.

Femme nourrie en mignotise
Qui dormez iusques au disner
On va chauffer vostre chemise
Il est temps de vous desieuner
Vous ne deussiez iamais ieuner
Car vous estes trop mesgre & vuide
A demain vous viens adiourner
On meurt plus tost que on ne cuide

¶La femme mignote

Pour dieu quon me voise querir
Medecin ou appoticaire
Et comment me fault il mourir
Iay mary de si bon affaire
Aneaulx: robes: neuf ou dix paire
Ce morceau cy mest trop aigret
Moult se passe tost vaine gloire
Femme en ses saulx meurt a regret

Sed superest meritis mercedem sumere dignam
Optima pro meritis. et viciosa paci.
Aspice iudicium hoc metuendum: iudice tanto
Qui vocat. et venit illa timenda dies