Sept jours plus tard, le ministre portait son malencontreux projet à la Chambre des pairs. Mais là il rencontra une résistance inattendue. L’attitude de la commission d’examen lui faisant prévoir une éclatante défaite, il remit le projet «à des temps meilleurs,» et, le 17 avril, il monta à la tribune pour lire une ordonnance qui retirait le projet.

A cette nouvelle, l’allégresse éclata par toute la France. A Paris, ce fut un indescriptible enthousiasme. La ville entière se trouva illuminée comme par enchantement. «Nos ministres ont besoin de lumières,» disait-on, «éclairons-les.» Des colonnes d’ouvriers imprimeurs parcouraient les rues; ils criaient: Vive le roi! vive la Chambre des pairs! vive la liberté de la presse!

Les journaux de l’opposition libérale entonnèrent l’hymne du triomphe. Le terrible projet avait disparu tout à coup; ils espéraient que son auteur ne tarderait pas à le suivre, et ils disaient tout haut leurs espérances.


COUPS D’ENCENSOIR.

On a vu hier une foule de presses qui riaient comme des petites folles. Cette gaîté leur allait à ravir.

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C’est pour rire que M. C’est-charmant a dit que le Français était un animal féroce.

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M. de P.... signe avec la meilleure grâce du monde.