Demain, séance extraordinaire, cour des Fontaines. M. Syryès de Mayrinhac montrera sa langue.
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Il paraît que don Miguel pense qu’il ne faut jurer de rien.
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M. de Chabrol a défendu l’administration des jeux; il est vrai qu’elle va sur des roulettes.
«Avec la presse telle qu’elle est constituée, disait Charles X, nous ne pouvons jamais faire le bien.» De quel bien entendait parler le roi? La congrégation se chargeait de l’apprendre à ceux qui le demandaient. On n’arrivait au portefeuille qu’avec son projet de loi sur la presse en poche; M. de Martignac avait le sien. Le 14 avril, il fut déposé sur le bureau de l’Assemblée. La nouveau projet était presque entièrement emprunté aux amendements introduits par la Chambre des pairs dans le célèbre projet de loi de justice et d’amour de M. de Peyronnet. Libéral en apparence, il fut accueilli avec faveur. Plus tard, une lecture attentive y fit découvrir des précautions et des exigences qui diminuaient singulièrement les faveurs accordées.
Le nouveau projet rétablissait la liberté de publication et supprimait la censure facultative et les procès de tendance; mais un cautionnement considérable était imposé à tous les écrits périodiques, politiques ou non. Il était fixé à 10,000 fr. de rentes pour les journaux quotidiens.
Cette mesure devait tuer nombre de journaux littéraires. Elle contribua au succès du Figaro, assez riche pour déposer le cautionnement demandé.
Cette loi fut adoptée le 14 juillet, après cinq jours de discussion, à la majorité de 139 voix contre 71.