Non content de ces titres à la gloire, il s’acquit «la plus étrange célébrité, en voulant officiellement moraliser à l’Opéra poëmes, musique, acteurs et actrices; sa dévote sollicitude s’étendait jusqu’aux robes des danseuses.»

M. Sosthènes a eu la nuit dernière un terrible cauchemar: il rêvait qu’il était à côté d’une danseuse sans caleçons.

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Le sieur Henry, qui quitta dernièrement la place d’inspecteur général de l’Académie royale de musique, dont M. Sosthènes l’avait gratifié, pour aller faire un tour aux galères, n’était peut-être pas aussi coupable qu’on a pu le croire; il est vrai qu’il avait fait des faux, mais il n’avait pas commis d’indécences avec les dames de l’Opéra.

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Dorénavant, pour obtenir une place à l’Académie royale de musique, il faudra faire apostiller sa demande par le chef des eunuques blancs du harem du Grand Seigneur.

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M. Sosthènes disait l’autre jour fort galamment: Ce qui rend l’Opéra si dangereux pour la morale, c’est le grand nombre de jolies femmes. A notre avis, le mal n’est pas si grand qu’il le pense.


Les plaisanteries de Figaro au sujet de M. Sosthènes sont, un peu comme les danseuses, de plus en plus court-vêtues; peut-être les trouverait-on déplacées par le temps de susceptibilité et de haute pruderie qui court. J’en retranche, et des meilleures.