[199] Ouvrage qui est à la fois une grammaire, une rhétorique, et un dictionnaire, et qui fut écrit en 1286 par Jehan Balhi de Gênes, religieux dominicain.
[200] Sauvages.
[201] Sans doute choucas.
[202] Var. A, melles, faute ou nom d’oiseau que je ne connois pas. Tiercelet, pris seul, est le nom du faucon mâle.
[203] Domestiques.
[204] Macaire étoit le nom de l’assassin. Aubri de Montdidier étoit le maître du chien. Bullet, dans une intéressante dissertation sur cette histoire (Mythol. fr., p. 64), remarque qu’elle figure pour la première fois dans la chronique romanesque d’Albéric de Trois-Fontaines, auteur du XIIIe siècle, qui la place à l’année 780. Il pense que cet auteur l’a prise dans quelqu’ancien roman ou chanson de geste.
[205] C’est la portion de l’île Saint-Louis qui est entre la rue des Deux Ponts et le pont Louis-Philippe, et qui étoit séparée par un petit bras de la Seine ordinairement à sec en été, de l’autre portion appelée l’île aux Vaches. Quoique le chapitre de Paris eût des droits à la propriété de cette île et en fût en tout cas haut justicier, elle servoit de promenade et de lieu de réjouissance publique. Le 8 mars 1400, le procureur du roi parlant pour les marchands de Paris et les droits de la navigation, contre le chapitre, et faisant peut-être allusion au prétendu combat de Macaire et du chien, disoit que dès Charlemaine l’île dessus dite fut appliquée à la chose publique (Reg. du Parl., Plaid. civ.). Les lices qu’y voyoit à la fin du XIVe siècle l’auteur du Ménagier pouvoient bien provenir de la grande fête (mystères, tournois d’enfans au-dessous de dix ans, etc.) qui y fut donnée à la Pentecôte de 1313, lorsque Philippe le Bel et ses trois fils, et le roi d’Angleterre prirent la croix (Chron. métrique de God. de Paris, 1827, p. 188), ou peut-être aussi de quelque autre solennité plus récente.
[206] Les ducs de Berry, de Bourgogne et de Bourbon et le connétable du Guesclin conquirent presque tout le Poitou sur les Anglois, en 1372: ils revinrent à Paris le 11 décembre, et le lendemain le duc de Berry fit hommage au roi son frère du comté de Poitiers (Reg. du Parl., Plaid. civ.).
Mais Niort et quelques autres places étoient restées au pouvoir des Anglois. Du Guesclin ayant défait à Chisay les garnisons angloises réunies sous le commandement de messire Jehan d’Esvreux, fit, suivant Cuvelier, mettre à ses soldats les cottes d’armes des Anglois, et prit ainsi Niort par surprise.
Froissart (t. I, p. 665 de l’édition du Panth. litt. donnée par M. Buchon) dit que le combat de Chisay eut lieu le 21 mars 1372 (1373, n. st.), et cette date se trouve en effet confirmée par les comptes du duc de Berry dans lesquels on voit figurer, à la date du 30 mars, un messager envoyé par le duc à la duchesse pour lui annoncer que messire Jehan d’Esvreux a esté déconfit. La prise de Niort dut suivre presque immédiatement le combat de Chisay, surtout si le stratagème raconté par Cuvelier fut en effet mis en œuvre par du Guesclin. Niort étoit en tout cas pris au moins dès le 28 avril. Quoique l’occupation de cette ville ait eut lieu presque sans coup férir, c’est bien certainement en cette occasion qu’avoit péri le maître du chien dont parle notre auteur, soit que ce fût un soldat de l’armée françoise, soit qu’il fût un des hommes de la ville, bons François de cœur suivant tous les historiens.