[363] Var. Bryant.—C’est à l’auteur du Ménagier que nous devons de connoître la profession de J. Bruyant, qui n’est indiquée dans aucun des deux manuscrits de son poëme qui sont à la Bibliothèque du Roi. Cette édition du Chemin de Povreté, outre qu’elle a été collationnée sur les trois manuscrits du Ménagier, a été revue sur le manuscrit du Roi, nº 7201 (décrit T. VI, p. 240, des Manuscrits françois de M. Paris), qui a donné souvent d’utiles variantes. Il résulte de l’explicit du second manuscrit (S.-Victor, 275), cité par M. Paris, et que je n’ai pas pu voir, que ce poëme a été écrit en 1342.

En 1500 le célèbre Pierre Gringore donna sous le titre de Chasteau de Labour une imitation paraphrasée, mais une imitation très-positive de ce poëme. C’est le même plan, ce sont les mêmes personnages allégoriques et souvent les mêmes détails. Le Chasteau de Labour vaut sans doute beaucoup mieux que le Chemin de Povreté, mais il est fâcheux que Gringore se soit approprié l’idée de Jean Bruyant sans faire part à ses lecteurs de l’obligation qu’il avoit au poëte de XIVe siècle.

[364] Se garnir, assurer sa subsistance.

[365] Garantir.

[366] Fortune.

[367] Féries, jours de fête.

[368] Mauvais heur, malheur.

[369] Se montra.

[370] Reprirent, de r’avoir.

[371] Tira.