[1537] B ajoute premier, qui me paroît inutile et peut être une correction de se l’épervier, qui est dans le Ms. A et est tout à fait fautif.

[1538] S’accouplèrent. D’Arcussia (1627, p. 209, 220) emploie le même mot, et dit aussi le temps de l’adouée; c’est pourquoi j’aime mieux lire adouèrent qu’adonnèrent, comme l’écrit le Ms. B (adoñerent).

[1539] Pour cochier je lis: cochier, cocher.

[1540] En état, à leur taille.

[1541] Tuyaux des plumes pleins de sang comme les jeunes oiseaux.

[1542] Le Ms. B seul ajoute: et ne sont pas les plumes de leurs eles si roides comme leurs pères et leurs mères qui ont esté muées. Ces mots paroissent être une bonne variante et non la suite du membre de phrase précédent.

[1543] Il semble qu’il faudroit lire et, de manière à restreindre la possibilité de prendre, même au voulon, la perdrix ainsi forte, au cas où elle est déjà lassée d’un premier vol. Mais on peut aussi comprendre que l’auteur, en défendant plus bas d’essayer de la prendre, en plein champ, du premier vol, a seulement entendu défendre de la faire voler à tire-d’aile (en tirant après) par l’épervier. Cette manière de voler (mouvement répété des ailes) est employée par l’oiseau de poing en ligne horizontale ou de haut en bas. Dans le premier cas, il n’entreprend ainsi que le gibier le plus faible, et cette attaque lui réussit bien moins que le saut (ou voulon), qui est son plus grand moyen. (Voy. Huber, p. 37.)

[1544] Gaces de La Bugne dit aussi (X v) que l’épervier peut prendre le faisan; mais au XVIIe siècle qu’on peut cependant regarder comme celui où la fauconnerie atteignit sa plus grande perfection, en France, on ne faisoit plus voler l’épervier aux faisandeaux: c’est du moins ce qui me semble résulter d’un passage de d’Arcussia (Ve partie, chap. XXV), dans lequel il remarque, comme une chose notable, que cette chasse avoit lieu en Lombardie, où, dit-il, les éperviers sont en plus de réputation qu’en autre pays.

Quant au vol de l’outarde par l’épervier, il est plus étonnant, et on seroit tenté de penser ou qu’il y a erreur dans le nom de l’oiseau chassé ou que l’auteur a entendu parler ici de la chasse de l’outarde faite avec l’autour, oiseau tout à fait semblable de conformation (sauf la grosseur), de mœurs et de vol à l’épervier, puisque tous les auteurs les confondent dans les préceptes qu’ils donnent sur la manière de les dresser. L’autour, beaucoup plus fort que l’épervier, prenoit l’outarde ou du moins la retenoit jusqu’à ce que les chiens vinssent le secourir et la tuer; mais ce fait même étoit regardé avec raison comme surprenant, attendu la faiblesse relative de l’autour (Voy. Gaces de La Bugne, f. X 2 vº), et le récit d’une chasse à l’outarde faite par un faucon sauvage dans d’Arcussia (Fauconnerie, p. 227 et aussi là même Convy, p. 52). L’épervier qui est un assez petit oiseau, pouvoit-il donc égaler l’autour et le faucon dans cette chasse? La même réflexion se présente à l’esprit pour le vol aux lapereaux et aux levrauts, que je n’ai vu indiqué dans aucun autre auteur. Remarquons toutefois qu’il y avoit, suivant d’Arcussia, une espèce d’éperviers venant d’Esclavonie, et tellement courageux qu’ils entreprenoient tout ce qu’on leur montroit.

[1545] Auj. de genêt.