Le dernier témoignage de Louis Riel en faveur de son peuple.
Une dépêche de Regina, il y a quelques jours, annonçait que parmi les papiers laissés par Louis Riel au soins de son confesseur, le Père André, il y en avait un d'une importance majeure--un papier traitant du soulèvement Métis au Nord-Ouest. Le STAR de suite fit pour l'obtenir des démarches qui eurent un plein succès.
Jésus! sauvez-nous! Marie! intercédez pour nous! Saint Joseph! priez pour nous!
LES MÉTIS DU NORD-OUEST.
Les Métis ont pour ancêtres paternels, les anciens employés des compagnies de la Baie d'Hudson et du Nord-Ouest; et pour ancêtres maternels des femmes sauvages appartenant aux diverses tribus.
Le mot français, Métis, est dérivé du participe latin Mixtus, qui signifie Mêlé: il rend bien l'idée dont il est chargé.
Toute appropriée que l'expression anglaise correspondante, Half-breed, fût à la première génération du mélange des sangs, européen et le sang sauvage son mêlés à tous les degrés, elle n'est plus assez générale.
Le mot français, Métis exprime l'idée de ce mélange d'une manière aussi satisfaisante que possible; et devient par là-même un nom convenable de race.
Une petite observation, en passant et sans faire de peine à personne.
Des gens très polis, très gentils d'ailleurs, viennent dire parfois à un Métis: «Vous n'avez pas l'air métis du tout. Vous n'avez pas beaucoup de sang sauvage assurément. Quand même, vous passeriez partout pour un blanc pur.»