S’habituer à fermer les portes en les tirant par le bouton, afin de ne pas salir la peinture par le frottement de la main.

Du soin et de l’attention, en tout et toujours.

N. B.—Les ingrédients conseillés dans ce manuel ont été expérimentés et jugés efficaces; néanmoins il en existe d’autres similaires, qui peuvent être tout aussi bons et auxquels on pourra donner la préférence si on les croit meilleurs.

La porte

Répondre à la porte est un service qui a une très grande importance; ce service demande de l’intelligence, de l’initiative et du discernement.

Manière de recevoir au «jour de Madame»:

Ce jour-là vous terminez votre ouvrage de bonne heure; vous vous habillez dans la tenue qu’on vous a indiquée et vous vous tenez prêt à ouvrir.—Au coup de sonnette vous ouvrez la porte et sans rien dire, ni bonjour, ni rien, vous attendez droit et immobile qu’on vous fasse la question: «Madame X. est-elle chez elle?» Vous répondez: «Oui Monsieur, ou oui Madame, Madame reçoit.» La personne introduite, vous fermez la porte d’entrée, vous aidez les Messieurs à se débarrasser de paletots, cannes, parapluies, que vous accrochez et placez dans l’antichambre; de même pour les dames auxquelles vous enlevez manteaux, caoutchoucs, snowboots, si elles en ont; vous leur prenez les parapluies; elles gardent à la main ombrelles et en-cas; puis vous précédez le visiteur ou la visiteuse jusqu’à la porte du salon que vous ouvrez toute grande et vous effaçant, vous faites entrer.

Quand on doit annoncer, avant d’ouvrir la porte du salon on demande à la personne: «Qui aurai-je l’honneur d’annoncer?» Alors en ouvrant la porte on répète le nom qui a été dit, assez haut pour que la maîtresse de la maison puisse l’entendre et en faisant attention de ne pas l’estropier, ce qui donne du ridicule.—Il faut tâcher de se rappeler le nom des personnes qui viennent fréquemment et on les annonce, sans rien leur demander.

Dans certaines maisons on n’annonce pas, on inscrit les noms sur un registre, on demande de même le nom aux personnes avant de les introduire, en disant: «Monsieur veut-il me donner son nom? Madame veut-elle me donner son nom?» Et dès que la personne est entrée on écrit le nom, le plus lisiblement possible pour que Madame puisse les relever tous facilement à la fin de la journée.—Il faut se tenir dans l’antichambre afin d’aider des visiteurs à remettre les vêtements qu’ils ont pu ôter en entrant, leur rendre cannes ou parapluies et ouvrir la porte de dehors.—S’il pleut et que la porte du vestibule donne directement dehors, on ouvre le parapluie avant de le remettre aux mains de la personne qui sort. Quand les personnes sont en voiture, on va jusqu’à celle-ci, on ouvre la portière et on aide à monter, puis on referme la portière et on transmet l’adresse au cocher quand elle est donnée.—S’il pleut, on accompagne à la voiture en tenant un parapluie ouvert sur la tête de la personne.—Avoir un parapluie sous la main pour cet office.

En hiver, quand il y a du feu dans la cheminée du salon, pendant le courant de la journée, en ouvrant la porte aux visiteurs, on s’assure d’un coup d’œil qu’il marche bien; si on voit qu’il a besoin de bois ou de charbon, ou bien d’être redressé, on profite d’un intervalle entre les visites pour aller l’arranger, mais s’il ne s’en produit pas, on entre quand même pour faire ce qu’il y a à faire; on le fait discrètement, sans bruit et en tâchant de ne déranger personne; cependant si on doit passer devant quelqu’un, il ne faut pas s’excuser ni demander pardon, il n’y a rien à dire.