Passons rapidement en revue les diverses parties du corps, et constatons que la fantaisie des bourreaux et des tortionnaires n'a négligé aucune invention.
I.
LES CHEVEUX.
On épilait le patient, on lui arrachait par petites touffes les cheveux, la barbe, les moustaches et les poils des autres parties du corps. Cette torture était intolérable et rappelait le supplice du feu.
Les sauvages scalpent leurs prisonniers; c'est-à-dire qu'avec un couteau bien effilé, ils leur font rapidement une incision tout autour du crâne, puis, tirant violemment la chevelure, arrachent toute la peau de la tête.
II.
LES YEUX.
Cette partie du corps considérée comme la plus sensible avait naturellement attiré l'attention des bourreaux.
Seleucus Nicanor, roi de Syrie, avait fait une loi qui ordonnait qu'on crevât les yeux aux hommes adultères.
On crevait les yeux soit avec une pointe de fer à froid, soit avec un instrument rougi au feu.
L'arrachement se faisait au moyen de tenailles d'une forme particulière; et le plus souvent on remplissait l'orifice béant soit avec du plomb fondu, soit avec du poivre ou autre piment brûlant.
L'aveuglement se faisait au moyen d'un bassin ardent que l'on appliquait sur les yeux.