La garde des détenues est confiée à cinquante sœurs.
Les femmes travaillent dans un atelier et sont particulièrement occupées à des ouvrages de couture. La journée rapporte en moyenne deux francs.
Le nombre des détenues est de 900 à 1000.
Enfin, c'est à Saint-Lazare que se trouve la manutention du pain pour toutes les prisons de Paris.
SAINTE-PÉLAGIE.
Les renseignements les plus complets et les plus intéressants ont été donnés par M. Alfred Sirven dans un volume publié: Les Prisons politiques[1].
Sainte-Pélagie est particulièrement affecté aux détenus pour dettes (la contrainte par corps subsistant pour les dettes envers l'État) et les condamnés politiques. Un pavillon particulier, dit des Princes, est réservé aux condamnés pour délits de presse.
Bien des illustrations ont passé à Sainte-Pélagie; contentons-nous de citer Béranger, P.-L. Courier, Armand Carrel, Lamennais, Proudhon, M. de Girardin, Laurent Pichat, Vermorel, Eug. Pelletan.
[ [1] Chez Lebigre-Duquesne. 1 vol., 3 fr.
Cette prison se trouve rue de la Clé, non loin de l'hôpital de la Pitié.