Garde. Se dit aussi d'autres lieux & de ce qui sert à la conservation des autres choses.

Garde manger. Lieu où on serre la viande & autres choses bonnes à manger, il se dit tant d'une petite chambre qui est à côté de la cuisine, que d'une armoire, ou même d'un grand bassin.

Garde robbe. s. f. Petite chambre voisine de celle où on couche qui sert à serrer les habits & les hardes d'une personne, ou à coucher les valets qu'on veut avoir prés de soi la nuit. Dans les logis Bourgeois on appelle garde robbe toute petite chambre qui accompagne une grande.

Garde robbe. Chez le Roi & les Princes est un appartement où on met les habits du Roi & des Princes, & tout ce qui sert à leur personne, & où se retirent les Officiers qui y servent.

On appelle aussi la Garde robbe tous les Officiers qui y sont en fonction. La garde robbe du Roi suit toûjours sa Personne. Le grand Maître de la Garde robbe. Les valets de la Garde robbe. Le premier valet de la Garde robbe.

On le dit aussi des hardes & habits de la Garde robbe. A la mort de ce Prince, sa Garde robbe fut estimée dix mil écus; Il donna sa Garde robbe à ses Officiers.

On appelle aussi garde robbe un aisement, un privé. Aller à la garde robbe c'est aller décharger son ventre. Ces pilules font aller deux ou trois fois à la garde robbe.

Garde robbe. s. m. Tablier de toile que mettent les femmes de basse condition pour conserver leurs habits.

Garde bonnet. C'est une coiffe de toile qu'on met sur le bonnet des enfans pour empêcher qu'ils ne le salissent. On appelle aussi garde manches, les fausses manches qui servent à même effet.

Garde-infant. s. m. Grand vertugadin que portent les femmes Espagnoles sur les reins, & qu'on portoit il y a quelque temps en France, qui sert à empêcher qu'elles ne soient incommodées dans la presse; c'est une espéce de ceinture rembourée ou soûtenuë par de gros fils de fer, qui est fort utile aux femmes grosses.