[30] Montfort-l’Amaury, 18 janvier 1777. Archives du Paty de Clam.—Roucher terminait ainsi: «Je viens dans mon dernier voyage à Paris de renouveler l’enthousiasme que j’y excitai il y a deux ans. C’est mon nouveau mois de mars qui m’a valu ce dangereux honneur. La reine veut m’entendre et je paraîtrai dans cet incompréhensible pays au commencement du carême.»—Le 17 mars 1774, Mme de Grouchy écrit à Dupaty: «Ecoute mon infortune. J’avais demain à dîner Farges, l’abbé de Ris, Dussaulx, Lope et autres, les Petitval, d’Arbouville, enfin mille oreilles, pour entendre Roucher sur sa promesse et voilà que son crachement de sang le travaille de sorte que les duchesses d’Anville, de Rohan et moi, sommes au filet. Cela me fâche d’autant que le fond est triste pour le faillant. Je n’aime point cette habitude de cracher du sang. J’espère qu’il va enrayer sur le débit...»

Et le 24 mars 1775, la même correspondante écrit au Président: «Hier, Roucher m’acquitta un peu ses promesses. Nous étions douze. Hélas! Il ne voulut nous dire qu’un chant, celui de Septembre, étonnant comme les autres, mais qui nous laisse trop affamés de beautés. Il part demain pour fuir la fatigue. Il est tué.»

[31] C’était un ancien précepteur de la famille. Sa lettre sans date et sans signature fait partie des archives du Paty de Clam.

[32] Archives Fréteau de Pény. Villette, 26 décembre 1780.

[33] D’Expilly ne comptait que vingt-quatre chapitres, avec six cents sujets et 350.000 L. seulement de revenus.—V. dans la Grande Encyclopédie (publiée sous la direction de M. Berthelot), aux mots Chanoinesses et France ecclésiastique, les deux articles si documentés de M. le pasteur E.-H. Vollet.—Voir encore Les chapitres nobles de Dames, recherches historiques, généalogiques, etc., par Ducas (Paris, 1843, 1 vol. in-8o, extrait du tome XXI du Nobiliaire universel de France, de Saint-Allais); le Dictionnaire des ordres religieux (collection Migne, Paris, 1847-1859, 4 vol. in-8o); la France chevaleresque et chapitrale, par le vicomte de G. (Gabrielly), Paris, 1786, in-12; les mémoires historiques d’Amelot de la Houssaye (Amsterdam 1722, t. I); pour chaque province, consulter aussi le Catalogue des Gentilshommes ayant pris part aux assemblées pour les élections aux Etats-Généraux de 1789, publié par Ed. de Barthélemy et L. de Laroque (Paris, Dentu, 1865, 2 vol. in-8o). Enfin sur les chapitres de Pontsay et de Remiremont, voir aux Archives départementales des Vosges, série G.

[34] Lucile de Chateaubriand, par M. Anatole France, p. XIX.

[35] Ou Neuville-sur-Renom. Cette commune compte aujourd’hui 1.643 habitants; elle fait partie de l’arrondissement de Trévoux et du canton de Châtillon-sur-Chalaronne (département de l’Ain). Dans la région, sillonnée de canaux, de petites rivières et d’étangs, la culture, il y a quelques années encore, était intermittente; pendant deux ans, on labourait; puis, la troisième année, on laissait inonder le terrain qui rapportait alors un poisson renommé. Il en résultait que la topographie extérieure changeait constamment dans cette plaine élevée, en moyenne, de 250 mètres au-dessus du niveau de la mer. Aujourd’hui, les assèchements progressifs ont diminué considérablement le nombre des étangs et assaini le pays.

[36] Il avait été curé du pays en 1617.

[37] Supprimé en 1791, il fut rétabli en 1824 et existe encore aujourd’hui à l’état d’institution libre. Thoissey est à 17 kilomètres de Neuville, Châtillon, à six seulement.

[38] La plus grande partie de ces renseignements sur l’état actuel du chapitre de Neuville est due à M. P. Carrel, curé de Neuville-aux-Dames, qui a bien voulu répondre aux questions de l’auteur avec une obligeance inépuisable.