[18] César Gonzague joignait à la gloire des armes le goût des lettres, et il était doué d'un jugement si prompt et si sûr, qu'il réussit aussi bien dans la poésie et le maniement des affaires que dans la guerre. Après la mort du duc Guidobaldo, il passa au service de son successeur, Francesco della Rovère, auquel il rendit des services signalés. Ayant réduit, en 1512, la ville de Bologne sous l'obéissance de Jules II, il y fut pris de la fièvre et y mourut à la fleur de l'âge. Le Castiglione déplore sa perle dans Je quatrième livre de son Cortegiano, dont César Gonzague est un des interlocuteurs. Ses poésies ont été publiées à Rome en 1760, avec celles du Castiglione, et sont précédées de sa vie par l'abbé Pietro Antonio Serassi, qui a publié également le Recueil des lettres du Castiglione.
[19] Noies de l'abbé Serassi, à la suite des Lettres du Castiglione, t. 11, p. 339.
[20] Id., ibid., p. 268.
[21] J'emprunte ces détails à l'historien Baldi, Vita di Guidobaldo, lib. und°, t. II, p. 206 et suiv.
[22] Voir entre autres sa lettre à la duchesse Elisabeth d'Urbin et a madame Emilia Pia, t. VIII, p. 43 de ses Oeuvres, édit. des Classiques de Milan, 1810, dans laquelle il dit: Gli studj che sono il cibo della mia vita.
[23] «E lasciô egli quasi che un ritralto di se medesimo, in quella commedia, che intitolô La Calandria, nella quale mostrò con le piacevolezze e con gli schezzj, quanto possa darci la scena.» —Baldi, ut suprà, p. 209.
[24] L'époque précise du retour de Raphaël dans sa ville natale est un sujet de controverse entre un grand nombre de critiques et d'historiens. M. Quatremère de Quincy, suivant en cela Vasari, dit qu'il revint en 1505 à Urbin, où le rappelaient la mort de son père et celle de sa mère. Mais Longhena, en traduisant ce passage, fait remarquer, p. 36, que, suivant le, père Pungileoni, le père de Raphaël serait mort le 1er août 1494, et sa mère le 7 octobre 1491. D'un autre côté, l'archiprêtre D. Andrea Lazzari, dans ses Mémoires sur Raphaël, imprimés à Urbin en 1800, affirme que la lettre de la duchesse d'Urbin au gonfalonier Soderini, en date du 1er octobre 1504, aurait été accordée au jeune Sanzio sur la demande de son père, lequel, d'après les termes de la lettre, était alors encore vivant. Je trouve cette explication décisive: il me paraît en effet impossible de donner un autre sens à ce passage de la lettre en question: E perchè il padre sa che è molto virtuoso, ed è mio affezionato. Le père de Raphaël n'était donc pas mort à cette époque. De tout ce qui précède, il faut conclure que Vasari a voulu seulement dire que Raphaël avait été rappelé à Urbin par des affaires de famille, ainsi que le présume Longhena.
[25] Longhena, p. 37, note 10.
[26] Vasari, t. III, p. 165.
[27] Ces deux petits tableaux sont actuellement placés dans le grand salon carré, de chaque côté de la grande Sainte-Famille, aussi de Raphaël, dans l'angle à. droite au tond, en entrant par la galerie d'Apollon.