[98] Paul Jove, De Piscibus romanis, cap. v, p. 49 et seq. Édit. Frobeniana, 15-1. Bayle, art. Chigi, 1, 867, ad notam.
[99] A la suite des Lettres du Castiglione, t. II, p. 306, xi.
[100] Part. iii, nov. 42.
[101] Roscoë, Vie de Léon X, t. II, p. 237, ad notam.
[102] Imperia laissa une fille qui, dit-on, racheta par sa haute sagesse l'impudicité de sa mère, et qui périt par le poison, auquel elle eut recours pour se soustraire à la brutalité du cardinal Petrucci, le même qui fut étranglé en prison quelques années plus tard, pour avoir voulu faire empoisonner Léon X.—Vide Roscoë, ut suprà. Il cite Colocci, Poésie ital., p. 29, note, édit. Iesi, 1772.
[103] Fea, Notizi intorno Raffaele Sanzio, p. 53, note 1.
[104] Ibid., Appendice, p. 88.
[105] Lettere de'principi, t. Ier, p. 6.—Lettera di Leonardo da Porto ad Antonio Savorgnano.
[106] Ut suprà, p. 7, note 1.
[107] Le chanoine Domenico Moreni, dans l'explication qu'il a donnée d'une médaille représentant Bindo Altoviti, Florence, 1824, p. 36 (citée par Longhena dans sa traduction italienne de la Vie de Raphaël, par M. Quatremère de Quincy, p. 33, note), rapporte une anecdote curieuse qui vient à, l'appui de l'opinion que nous émettons: il raconte que le prince Marc-Antoine Borghèse, grand seigneur très-riche, eut l'idée de voyager en France et en Angleterre, espérant que son opulence et son luxe le feraient remarquer et lui attireraient l'admiration publique. Mais, arrivé à Paris et surtout à Londres, il ne tarda pas à reconnaître qu'il n'était qu'un personnage peu important, eu égard à tant d'autres nobles seigneurs et lords, beaucoup plus riches que lui. Cependant, toutes les fois qu'on l'annonçait pour un Borghèse, chacun s'empressait de le féliciter pour le Gladiateur, pour l'Apollon, pour le Groupe de Daphné, pour le tableau des Grâces du Titien, pour la Mise au Tombeau de Raphaël, et pour les autres précieux monuments de l'art qu'il possédait dans son palais et dans sa villa; ce qui faisait dire à tout le monde qu'il était heureux. Il avoua depuis avoir ainsi appris pour la première fois qu'il était possesseur de tant de chefs-d'oeuvre qu'il ne connaissait réellement pas auparavant. Aussi, revenu de sa première illusion, et convaincu que le seul mérite et la seule vertu ont dans le monde une supériorité incontestable, il changea complétement de manière de vivre. De retour à Rome, il s'appliqua constamment à protéger les arts, fit faire des fouilles, élever des palais, acquit des objets d'art précieux, et employa une grande partie de sa fortune, à la gloire immortelle de son nom, a élever et embellir sa magnifique villa située près de la porte du Peuple, et qui est un des plus beaux ornements de la banlieue de Rome.