Prodocet, hæc recinunt juvenes dictata senesque[573].

[573] Horace, Épît., lib. I, ép. I, v. 54.

« O citoyens, citoyens, ce qu’il faut chercher d’abord c’est l’argent ; la vertu passe après l’argent ; c’est ce que le Janus supérieur nous enseigne hautement ; c’est ce que proclament les jeunes gens, ce qu’ils répètent avec les vieillards. »

Mais, ainsi que le dit M. Boissier, « il fait souvent très chaud à Rome, et il n’est pas rare qu’il y pleuve ; les jours de pluie et les jours de chaleur, les affairés et les oisifs ne savaient où s’établir sur cette place découverte. C’est pour leur donner un abri que Caton établit sa basilique[574]. »

[574] Promenades archéologiques à Rome et à Pompéi, p. 22.

§ 2. — Les Basiliques.

Si l’on examine les textes de Tite-Live que nous venons d’indiquer, à l’occasion des tabernæ argentariæ, on pourra remarquer une circonstance très importante à nos yeux : c’est que les premières basiliques qui furent construites, l’une par Caton l’Ancien, en 570-184, l’autre par Sempronius, le père des Gracques, en 583-171, le furent en même temps que l’on augmentait le nombre des Tabernæ. Pour ces deux monuments, l’un appelé Basilica Porcia, l’autre Basilica Sempronia, Tite-Live paraît vouloir établir une évidente connexité, entre les deux sortes de constructions. « Quatuor Tabernas in publicum emit, basilicamque ibi fecit », dit-il pour la première. De même pour la seconde. « Lanienasque et tabernas conjunctas in publicum emit, basilicamque faciendam curavit, que postea Sempronia appellata est[575]. »

[575] Tite-Live, XLIV, 16.

C’est aussi aux environs du séjour des banquiers que fut élevée, vers la même époque (575-179), la Basilica Fulvia ; et Tite-Live ne néglige pas non plus, cette fois, de rattacher les unes aux autres, ces deux espèces de constructions : « Basilicam post argentarias novas et Forum piscatorium circumdatis tabernis quas vendidit in privatum[576]. »

[576] Tite-Live, LX, 51.